La vaca roja – la Vache rouge

Le spectacle « Cantalàs et la vache rouge », chorégraphique et théâtral, sonore et musical, offre une sorte de rituel sacré contemporain privilégiant le beau et le sensible, l’énergie et le mouvement, et raconte les « retrouvailles » d’une population avec sa mémoire collective trop souvent oubliée. Sous la houlette d’un meneur, à la fois maître de cérémonie et chaman, les musiciens, chanteurs et danseurs de la Compagnie redonnent à la vache fétiche, le temps d’une déambulation festive et inattendue, les honneurs et la reconnaissance qu’elle mérite.

      

Nouvelle création « Cantalàs » :

22 artistes amateurs, danseurs et chanteurs, 2 musiciens professionnels (Patrice Rix et Jean-Louis Deygas) dirigés par une comédienne-metteur en scène, Sandrine Martin, et un directeur artistique, Guy Brun, habillés par une costumière-accessoiriste, Marianne Mangone, mis en décor par un artiste plasticien, Tim Dalton.

Synopsis du spectacle:

C’est l’histoire de ceux d’en haut, les vachers solitaires, qui, depuis leur montagne, surveillent chacun leur troupeau carillonnant, rouge Salers ou blond Aubrac.

Or, voilà qu’un jour les gardiens aux bâtons de coudrier s’appellent, laissent un temps leurs burons et leurs parcs, se croisent, se cherchent, se rassemblent sur le plus haut sommet. Ils ne se connaissent pas et pourtant ils forment cette même communauté paysanne qui ne vit que pour ses vaches, son lait, ses fromages.

Ils se disent que ceux d’en bas, ceux des vallées, ils en ont de la chance avec Géraud, Madeleine, Urbain, Victor * et les autres, ces bons saints patrons qu’ils vénèrent dans leurs églises, au cours de grandes processions à travers champs et prairies et lors des fêtes et foires renommées… Mais eux, ceux d’en haut, ceux des montagnes, qui ont-ils aussi à honorer ? Pour quelle occasion peuvent-ils se regrouper, déambuler sur les drailles et festejer ensemble ? Aucune dans ce pays qui compte  presque deux fois plus de vaches que d’habitants… De vaches ? Mais la voilà l’idée ! C’est la vache rouge, la vache blonde, qu’il faut que ceux d’en haut élèvent au rang de reine, de « noble servante » comme disait l’écrivain, d’emblème sacrée de la montagne auvergnate.

Sauf que se donner « un animal totémique », comme expliquent ceux qui savent, demande tout un rituel. Au jeu des bâtons entremêlés, le sort choisit celui qui deviendra le meneur, bien souvent le plus jeune. Le meneur qui donnera vie à la vache de bois, de fer et de pataç. Il en faudra des chants de femmes, de fleurs et de bergers, des musiques sauvages, des bourrées entêtantes, de la peinture sur le front, pour que l’homme, désigné contre son gré, accepte ce nouveau statut de gardien et de guide de la vacha roge, de la vache rouge.

La vache rouge ? Elle se construira peu à peu et, toute de couleurs, trouvera place royale sur son chariot. Avant, il aura fallu encore que ceux d’en haut l’appellent et l’interpellent, dansent et tapent le sol dans une danse-transe qui verra le meneur, exténué, tomber d’épuisement. Alors que son esprit viendra habiter doucement la vache, lui sera porté par la communauté des gardiens du troupeau qui l’installeront au-devant du chariot.

 Dorénavant, le duo devenu inséparable de la vacha roge et de son meneur pourra se rendre partout où on le demandera, afin d’honorer au mieux celle qui symbolise l’identité de nos montagnes.

Présentation du spectacle « La vaca roja »     

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